Extraits Heure d’été Vincent Depardieu
Les îles que forment les collines
Sont gorgées de pluie
Sommets invisibles dans la brume
J’émerge du sommeil respiration retenue
Dans l’effondrement quarantenaire
Séjour froid de la fatigue
Sans plus de certitude ce matin
D’être en mesure de retenir quiconque
Même par amour
Autrement que couché sur le papier
*
Déroulement des mots et des rires
A n’en pas même entendre la cause
La terre n’a pas changé qui nous entoure
Elle demeure loin de notre course
L’immédiat résonne
De notre intérêt pour l’instant
Dans l’obscurité épaissie
Muscles et nerfs durcissent de l’étreinte
La respiration remue le corps esseulé
Seule trace frisant la peau frileuse
Le dessin des nuages
Toujours échappe à notre invention
Dans le vent de crête
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